mardi 15 septembre 2015

Pou gris et pou rouge



Plusieurs parasites externes qui peuvent nous causer pas mal de soucis. Si le pou rouge est certainement le plus connu de part les ravages qu'il peu commettre dans les élevage, il n'est pas le seul.

Le pou gris ou pou du plumage 

Minuscule parasite, il se déplace en permanence sur le corps de l'oiseau et dans le plumage.
Il se nourrit des plumes et des peaux mortes de l'oiseau.
Cependant, mis à part les dégâts qu'il peut occasionner au plumage, ses déplacements continuels et le grignotage de l'épiderme de l'oiseau peut provoquer des irritations qui dérangent considérablement l'oiseau . L'oiseau va alors se gratter de plus en plus, provoquant des lésions plus importantes de la peau

Le pou gris est actif à n'importe quel moment de la journée et par n'importe quelle température (puisqu'il est bien au chaud sur le corps de l'oiseau).

On ne pense pas toujours qu'il peut être présent car les seuls indices sont d'abord quelques démangeaisons dues au déplacement du pou.
Mais,sans traitement, le plumage s'abîme, devient terne et cassant
Le pou gris est une des cause de l'auto-picage.

Pour s'assurer de sa présence, il faut prendre l'oiseau en main et en soufflant sur les plumes, soit, les pou seront directement visibles, soit leur présence sera confirmée par la présence d'une matière poudreuse et blanchâtre formées par des déchets et des oeufs mélangés.

Traitement

Il faut traiter directement l'oiseau soit à l'aide d'un insecticide au pyréthrines (inoffensifs pour les oiseaux) en bombe, soit à l'aide d'un insecticide en poudre.
Personnellement, je préfère l'insecticide en poudre, qu'il est plus facile de faire pénétrer dans le plumage en massant légèrement celui-ci.
Plusieurs traitement quotidiens sont nécessaires (en général pendant une semaine au minimum), car les insecticides tuent les parasites, mais pas les oeufs en général.

Bien entendu, même si ce parasite est réputé vivre en permanence sur l'oiseau, il faut traiter l'environnement (cage et accessoires) avec un insecticide environnemental après avoir éloigné l'oiseau (ce type d'insecticide ne pouvant pas être mis en contact avec les animaux)


Le poux rouge 



Certainement le plus connu et le plus redoutable.

Gris lorsqu'ils sont à jeun, ces parasites se colorent en rouge en suçant le sang de leur victime. Ils devienne noirâtres au cours de leur digestion.
Contrairement au pou gris, le pou rouge fuit la lumière et reste donc caché pendant la journée. Il ne devient actif que la nuit ce qui rend son repérage plus délicat.
Le seul moyen est un contrôle nocturne des cages avec une petite lampe. Les poux sont alors bien visibles que ce soit sur l'oiseau ou dans la cage.
Pendant la journée, ce parasite se cache dans la moindre fissure qu'il peut trouver et pas seulement dans la cage. Il peut aller se cacher à plusieurs mètres de leur repas dans un joint entre deux planches, fissure dans un mur ou sous le papier peint.
Il est parfois possible de le repérer de jour sous formes de grappes de poux agglomérés à un poudre noirâtre (excréments et oeufs) dans les recoins de la cages ou de l'environnement (lorsque c'est le cas, l'infestation est en général importante).

Particulièrement redoutable, il se nourrit du sang des oiseaux provoquant des anémies importantes et peut aussi être le vecteur de maladies (salmonelose) ou de parasites internes.
Les pertes dont il est responsable sur les jeunes oisillons sont très élevées, mais il est faux de croire que sa présence est automatiquement liée à la présence d'oiseaux en cours de nidification. Il peut infester une colonie d'oiseaux même si aucun élevage n'est pratiqué.

C'est un parasite très difficile à éliminer, d'autant qu'il semble développer des résistances à certains insecticides.
Son cycle de vie lui permet de pondre 8 jours après sa naissance et le nombre d'oeufs pondus (jusqu'à 200 par femelle) explique l'importance des infestations.

C'est tout l'environnement qui doit être traité, plus encore que les oiseaux. Cages, accessoires, meubles,...tout doit être traité et désinfecté. C'est ce qui rend leur élimination difficile car il peut-être n'importe où en dehors de la cage dans un périmètre de plusieurs mètres.

J'ai malheureusement eu deux fois ce parasite dans mes installations. Si la première fois, l'infestation a été assez limitée et à pu être rapidement éliminée, la seconde infestation (provoquée par l'achat de cages contaminées) a été beaucoup plus massive et il a fallu plusieurs mois pour m'en débarrasser. Insecticides dans les cages, nettoyage à l'eau de javel, il y en avait tellement que j'ai fini par procéder à une élimination physique des bestioles en les écrasant dans les cages avec le dos d'une cuillère (jamais directement avec les doigts, ces acariens peuvent provoquer des réactions allergiques). Cela peut sembler dérisoire, mais combinée à l'application d'insecticide (Vermikill) et à un traitement à base d'ivomectine (Ivomec ou Stronhold chaton selon les préférences de chacun), il y a moyen de résoudre le problème avec de la patience.

Prévention 

Que ce soit pour le pou gris ou le pou rouge, une bonne hygiène de l'élevage est indispensable, mais ce n'est pas suffisant. Une infestation de ces parasites n'est pas forcément la preuve d'un manque d'entretien. Ils peuvent être introduits accidentellement dans l'élevage par un animal (nouvel oiseau ou un rongeur qui s'introduit dans le local où sont les oiseaux), ou par l'introduction de matériel infectés (ce fut mon cas), le pou rouge pouvant notamment survivre plusieurs mois sans nourriture dans l'attente de la bonne occasion.

Certaines substances sont réputées avoir un effet répulsif.

Le savon lessive, plus exactement son odeur semble avoir un effet répulsif sur ces parasites. C'est un moyen de prévention recommandé par Gustave Smet dans ses différents ouvrages et celui que j'utilise systématiquement.
Les perchoirs en bois et les nichoirs en osier sont trempés dans de l'eau avec de la poudre à lessiver (la marque à peu d'importance) pendant quelques heures pour bien s'imprégner de savon. Ils sont ensuite mis à sècher, mais pas rincés.
Bien qu'utilisant maintenant des nichoirs en plastique, je conserve des nichoirs en osier traités comme indiqués que j'accroche à l'extérieur des cages.

Le mouron blanc, tant apprécié de nos oiseaux, est également cité comme ayant un effet répulsif (mais je n'ai pas pu vérifier ce fait) ainsi que la tanaisie (mais vu la toxicité de cette plante, elle reste à utiliser avec prudence).
Des branches de genêts peuvent aussi être accrochées à l'extérieur des cages dans le même but, repousser ces parasites indésirables.Plusieurs parasites externes qui peuvent nous causer pas mal de soucis. Si le pou rouge est certainement le plus connu de part les ravages qu'il peu commettre dans les élevage, il n'est pas le seul.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire